Je connais une rue qui ne me reconnaît jamais.
J’y retourne pourtant.
Les vitrines changent plus vite que les visages. Je regarde mon reflet jusqu’à ce qu’il finisse par choisir quelqu’un d’autre.
Les gens passent avec leurs clés.
J’ai toujours trouvé étrange de pouvoir ouvrir une porte sans avoir d’abord convaincu la serrure.
On me dit que je pense trop.
Je réponds toujours trop tard.
Les réponses vieillissent mal lorsqu’on les garde dans les poches.
Il y a des jours où je ne sais plus si je rentre… ou si je m’éloigne.