C’était une fin d’après-midi où tout semblait flotter.
Les constructions se mêlaient aux arbres, la rue devenait aquarelle.
La pluie n’était pas tombée du ciel ce jour-là ; elle semblait venir des façades elles-mêmes, ruisseler depuis la mémoire des pierres.
Chaque mur respirait lentement, laissant couler sur lui des fragments d’histoires anciennes, des voix effacées.
Une silhouette passait sans hâte, absorbée par ce murmure d’eau et de murs, comme revenue d’un autre temps.
Rien n’était net ; tout l’était pourtant, de cette manière qu’a le passé de se mêler à la lumière avant de s’effacer.
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