Les cicatrices


Trop sensible.
Trop silencieux.
Trop vivant.

Ils ont pris ma douceur pour une faiblesse,
mes blessures pour des défauts,
ma sincérité pour une anomalie.

Dans un monde où chacun cache ce qu’il ressent,

celui qui montre son cœur devient dérangeant.

Moi, j’ai laissé les fenêtres ouvertes.

Alors le vent est entré.
Alors la pluie est entrée.

Et ils m’ont appelé étrange.

Je dérange.

Mais je préfère les cicatrices du vivant
au confort des cœurs morts.

Je préfère ça
à mourir lentement
dans leur normalité.