Les dimanches d’après


Il y avait l’été dans les verres,
les nappes trop grandes,
et les plats qui arrivaient sans qu’on demande.

Mon grand-père parlait peu,
mais tout le monde restait jusqu’au dessert.
On apprenait la vie entre deux bouchées,
sans savoir que c’était déjà un souvenir.

Après lui,
la table a continué,
mais plus personne ne savait où s’asseoir,
et la famille s’est dispersée.

Aujourd’hui, il reste des odeurs,
des gestes qui reviennent sans prévenir,
et ce goût précis,
que je ne retrouve plus.