On a bétonné l’écume,
tatoué des parkings sur la peau des dunes,
dressé des balcons face à l’infini.
On a foré la nuit, chauffé le ciel,
appelé ça croissance.
On a cru la mer décorative,
docile, rentable.
Les tempêtes ne sont pas des colères.
Ce sont des réponses.
L’eau se souvient,
elle grignote.
Et pendant qu’un homme glisse
dans la gorge verte d’une vague,
le niveau monte,
lent, précis,
incontestable.
Ce n’est pas la mer qui déborde.
C’est notre déni.