Il a tout laissé.
Les klaxons, les sourires en plastique, les vies sous néon.
Ici, personne ne lui demande d’être quelqu’un.
Il est parti sans prévenir.
Pas un mot, pas un regard en arrière.
Oublié les vies rangées en rayon, les bouches pleines de rien,
les guerres de trottoir pour une place de parking,
les “ça va ?” qui n’attendent aucune réponse.
Terminé les jours empaquetés sous ruban,
les gestes automatiques, les rires en location,
les mains qui serrent sans jamais tenir.
Ici, plus personne à convaincre.
Plus de bruit pour couvrir le vide.
Juste le vent qui râpe,
la mer qui prend sans demander.
Et pour la première fois,
il n’a plus à ressembler.