Le vent parle bas,
personne n’écoute.
Quelques pas dans le sable,
juste pour laisser une trace.
Des instants qui n’appartiennent qu’à soi.
On marche sans but précis,
juste pour prolonger le calme.
La mer est là, immobile,
comme un secret
qu’on ne cherche plus à comprendre.
Il n’y a presque personne,
quelques silhouettes,
déjà lointaines, déjà ailleurs.
Là où le temps hésite encore.
On avance lentement,
pour ne pas déranger.
Comme si ce silence
pouvait disparaître.
Et on le sait,
ces instants-là sont rares.
Pas spectaculaires,
pas bruyants.
Juste essentiels.