Il existe des maladies qui ne se voient pas.
Elles ne laissent ni cicatrices, ni plâtre, ni sang.
Elles éloignent doucement.
On continue de marcher parmi les autres,
mais chaque pas nous entraîne un peu plus loin d’eux.
L’obsession est un chemin sans fin.
On croit avancer,
alors qu’on tourne inlassablement autour de la même pensée.
Le monde continue d’exister,
les voix continuent de parler,
les rires continuent de résonner…
mais ils semblent venir d’une rive devenue inaccessible.
La solitude de la maladie
n’est pas l’absence des autres.
C’est l’impossibilité de les rejoindre.