On croit qu’une obsession fait beaucoup de bruit.
C’est faux.
Elle travaille à voix basse.
Comme l’eau.
Elle ne frappe rien.
Elle creuse.
Chaque jour.
Le même endroit.
Jusqu’à ce que l’on finisse par appeler moi le trou qu’elle a laissé.
La maladie ne cherche pas à gagner. Elle cherche à me convaincre d’abandonner.
J’ai fini par apprendre à sourire avec un incendie dans la tête.
Il existe des guerres dont personne ne ramasse les cadavres.